Fondation Cartier, Junya Ishigami

Architecture, poésie, modernité, futuriste, espace, organisation, contemporain, flux d’énergie…

 

Blonde pour Brune s’est rendue à la Fondation Cartier pour y voir l’exposition du célèbre architecte japonais Junya Ishigami.

Proposée du 30 Mars au 10 Juin 2018, les œuvres conceptuelles et poétiques du japonais laissent une place importante pour le paysage et la circulation des énergies dans l’espace.  

Pour cette exposition « Libérer l’Architecture – Freeing Architecture », la Fondation Cartier compte aujourd’hui un artiste de plus à sa longue liste d’exposés comme Jean Nouvel, Malick Sidibé, Fernell Franco et tant d’autres, entre sculpture, poésie, photographie, vidéo et architecture…

Depuis 1984 la Fondation Cartier base le choix de ses expositions, de manière générale, sur des artistes contemporains ayant à cœur d’exprimer de nouvelles façons de voir, de comprendre et d’exprimer l’Art dans sa définition la plus pure. 

 « Exemple des précédentes expositions de la Fondation Cartier »

Dans un coin « poumon » de Paris pour le début des beaux jours, une exposition rafraichissante et utile à bien des égards s’impose… 

Celle à laquelle nous avons eu la chance d’assister représente une ville japonaise, futuriste, mais déjà partiellement réalisée dont un jardin botanique, une œuvre gigantesque – la « Chapelle Shandong » de 45m de hauteur – , la « Villa Dali » intégrant de larges mégalithes (pierres minérales démesurées) pour une circulation optimale des énergies ou encore d’autres maquettes (n’hésitez pas à zoomer sur les photos pour en apprécier tous les détails de ses réalisations).

 

Blonde pour Brune, vue son inexpérience et sa méconnaissance du sujet s’est demandée qui pourrait être à même de répondre de façon plus « technique » à notre incompréhension de cette exposition sur le japonais Junya Ishigami, maitre dans son domaine, internationalement. 

Des architectes diplômés mais également en cours de formation nous ont livré leur ressenti sur cette exposition, et le moins que l’on puisse dire, est qu’ils ont réussi à voir des éléments dont nous n’avions pas supposé l’existence !

La première remarque que nous avons entendu, était celle de la difficulté technique et de la complexité dans la réalisation des détails de chaque maquette. La phrase m’ayant marqué le plus était : « on peut se rendre compte du nombre d’heure et du nombre de stagiaires ayant travaillé sur les maquettes, la précision et la quantité de détails demande un temps monstrueux et une précision chirurgicale ! »


Mais lorsque nous, Blonde pour Brune, avons réussi à décrypter les schémas et maquettes du japonais (après avoir beaucoup plissés les yeux et se tirer les cheveux), il nous apparaissait plus clairement quel pouvait être le message que voulait nous transmettre Junya Ishigami. 

Celui de la libre expression, de l’influence des temps passés et du retour aux fondamentaux architecturaux ; c’est-à-dire de loger un maximum de personne, en respectant à la fois les Hommes, les énergies et la terre pour une symbiose et une expression créative, libre de toutes frontières. 

Monsieur Ishigami dit lui-même qu’il « aime à penser l’architecture librement, avoir une vision la plus souple, la plus ouverte, la plus subtile possible pour dépasser les idées reçues sur l’architecture ».

Car pour cet architecte, l’architecture au sens d’Art, ne peut pas se conformer aux attentes de minorités mais doit absolument être dans l’utilité et se confronter sincèrement aux besoins des populations. La recherche de subtilité vient ensuite, lorsque le besoin primaire est satisfait, pour ensuite laisser libre-court à son imagination et à sa créativité.

« Home of the Elderly »

 « 8 Villas in Dali »

 « Cultural Center »

Nous étions alors dans l’obligation de faire un parallèle entre Junya Ishigami et Blonde pour Brune concernant les valeurs que nous voulons transmettre aujourd’hui, dans un monde en changements perpétuels, mais dont une certaine partie se renferme dans un marasme ambiant et dont le besoin de solitude prime souvent sur l’ouverture aux autres.  

Ce japonais nous permet de comprendre que de plus en plus de personnes commence à prendre conscience de l’urgence que nous avons à trouver tous, aujourd’hui, une solution dans le but d’assembler liberté d’idée et de réalisation, écologie et recentrage sur les populations pour une meilleures symbiose dans notre monde…

 

Nous ne pouvons pour terminer, que vous encourager à aller voir cette exposition, et tout simplement de visiter cette fondation Cartier, qui est, au cœur de la capitale, un des plus beaux lieux parisiens avec comme point d’orgue, son cèdre atteignant bientôt ses 200 ans.

Alors pour faire un parallèle avec un sujet d’actualité, et que Junya Ishigami intègre parfaitement dans ses œuvres et sa ligne directrice artistique, sur le « penser librement », le japonais explique que « Nous devrions réfléchir à ce que « penser librement » signifie et nous demander si l’architecture devrait intégrer les usages et les conventions passées. Nous devrions nous demander à qui s’adresse l’architecture : à tout le monde ou à un individu en particulier ? Aux humains ou à tous les êtres vivants ? Il est peut-être nécessaire de penser l’architecture dans un contexte où tous les éléments sont sur un pied d’égalité. »

 

Blonde pour Brune, inspirée par le champ des possibles…

RENDEZ-VOUS

A la Fondation Cartier pour l'Art Contemporain

261 boulevard Raspail, Paris 14ème

Junya Ishigami, Freeing Architecture 

Du 30 mars au 10 juin 2018