OÚ EST PASSÉ LE BAISER DE KLIMT ?

Fougueux, dans l'avion.

Un baiser au décollage.

Une hôtesse, jalouse.

Le baiser est roulé, dans un papier carton.

Elle commande de le mettre dans la soute à bagage.

 

* * *

D'ailleurs ou l'avions nous trouvé...ce baiser ?

Dans un rêve ? Non. Une peinture ? Oui.

Une peinture devenue réelle ?

Oui.

 

Nous marchions dans les rues de notre Italie, quand il nous a appelé.

Le baiser.

Nous nous connaissions à peine.

Ou depuis toujours, peut-être, avais tu déjà déposé sur mes lèvres un baiser éternel ?

 

Les amants entrelacés nous ont interpellés.

Au détour de cette ruelle, notre amour, une reproduction... d'un baiser.

Les couleurs de la peinture de Klimt semblent vivre encore.

Nous l'avons acheté, ce baiser.

On a voulu le garder, le capturer, le célébrer. Nous avons rêvé.

L'apposer sur un mur ? Mais le baiser nous a joué un tour.

 

* * *

Retour dans l'avion.

Avec notre baiser.

Si passionné, que nous en oublions de le récupérer...

Vite, l'avion doit repartir.

Le baiser est dans la soute, l'avion va redecoller... notre baiser...

Non, il ne peut partir sans nous :

- " Désolée, messieurs dames, nous ne pouvons rien faire pour vous. L'avion part pour Toulouse "

- " Mais notre baiser est â l'intérieur !"

Tu y tiens. Tu es triste. Tu veux le retrouver.

Mais s'il était là, notre baiser... notre peinture vole, avec lui.

On ne peut le capturer, il est libre, notre baiser.

On ne sait où il vole... vers des horizons, dans des avions.

Quelqu'un l'aurait il trouvé ?

Oui, mon amour, il est là notre baiser.

Le notre je te l'ai dessiné.

 

BLONDE

A Paris, le 22 Juillet 2017